Malfaçon & travaux

Expert malfaçon bâtiment : qualifier et chiffrer le défaut

Définition

Expert qui distingue la vraie malfaçon d'un défaut esthétique, établit la responsabilité de l'entreprise et chiffre les travaux de reprise.

Une malfaçon est un défaut d'exécution : un travail non conforme aux règles de l'art, aux normes ou au contrat. Tous les défauts ne sont pas des malfaçons ouvrant droit à réparation, et c'est là que l'expert malfaçon bâtiment intervient : il qualifie le désordre, le rattache à la bonne garantie, désigne le responsable et chiffre les reprises. Face à un artisan qui conteste ou se dérobe, ce rapport est ce qui fait basculer le rapport de force.

Malfaçon, désordre, non-conformité : les bons mots

Le vocabulaire est décisif car il commande la garantie applicable. Une malfaçon est un défaut de mise en œuvre ; une non-conformité est un écart par rapport à ce qui était commandé ; un désordre est le trouble qui en résulte (fissure, infiltration, décollement). Selon la gravité et le moment d'apparition, on mobilise la garantie décennale, la garantie biennale de bon fonctionnement, ou la garantie de parfait achèvement. L'expert opère ce tri, que l'artisan a rarement intérêt à faire.

Le rôle des réserves à la réception

Beaucoup de litiges se jouent à la réception des travaux. Les défauts signalés ce jour-là sont consignés en réserves sur le procès-verbal, ce qui oblige l'entreprise à les reprendre. Les défauts non réservés sont plus difficiles à faire valoir, sauf s'ils étaient cachés. D'où l'intérêt d'un expert au moment de la réception, comme le décrit notre assistance à la réception de travaux.

Face à un artisan qui conteste

Quand l'entreprise nie la malfaçon ou disparaît, la marche est balisée : constat par l'expert, mise en demeure appuyée sur le rapport, puis, si nécessaire, action judiciaire. Le rapport chiffré sert à réclamer soit la reprise, soit son coût. Notre guide malfaçon travaux et l'article expert malfaçon : rôle, coût, comment le mandater détaillent la stratégie.

Questions fréquentes

Un défaut purement esthétique est-il une malfaçon ?

Pas toujours. Un défaut mineur sans incidence sur la solidité ni l'usage peut ne pas ouvrir de recours. L'expert évalue si le défaut dépasse les tolérances admises par les règles de l'art.

Quelle garantie couvre ma malfaçon ?

Cela dépend de sa gravité et de sa date : parfait achèvement (1 an), bon fonctionnement (2 ans) ou décennale (10 ans) pour ce qui compromet la solidité ou rend le bien impropre à sa destination. L'expert détermine le bon fondement.

L'artisan a disparu : ai-je encore un recours ?

Oui. Selon les cas, sa garantie décennale, son assurance ou la vôtre (dommages-ouvrage) peuvent jouer. Le rapport d'expert est indispensable pour actionner ces garanties.